Comment la slow life peut changer ta vie (minimalisme et lâcher-prise)

Il y a ceux qui n’arrivent jamais à se décider, ceux qui remettent tout au lendemain, ceux pour qui râler est un art de vivre, ceux qui ne savent pas dire non et ceux qui veulent tout contrôler…

Généralement ce sont ces derniers qui se mettent une pression de dingue pour atteindre la perfection : avoir un job intéressant, être une femme sensuelle, manger cinq fruits et légumes par jour, avoir des loisirs créatifs, donner du temps pour les autres, devenir mince et musclée, être une collègue agréable, une sœur disponible, une fille aimante et puis une maman idéale bien évidemment…

J’ai toujours fait partie de ceux qui font 1000 choses à la fois, qui ont des week-ends très occupés, des agendas trop remplis, des to-do lists  interminables et des plannings parfaitement planifiés. Ceux là même qui sont toujours en retard, stressés, débordés…

Te reconnais-tu ? Toi aussi tu as le syndrome de Mme Parfaite ?  Et si à la place de dire à nos enfants de se dépêcher, c’est nous qui ralentissions ? Et si pour être plus zen au quotidien, on revoyait nos exigences à la baisse ?


Non, tu n’es pas superwoman !

Le jour où j’ai compris que personne ne me demandait de préparer des lasagnes maison et bio en finissant le travail à 18h, que de faire simple de temps en temps n’était pas un problème, que de zapper le bain de mon fils quelque fois ne faisait pas de moi une mère indigne, qu’il était inutile de se ronger les sangs pour les problèmes des autres ou pour la remarque de son boss vraisemblablement de mauvaise humeur. Le jour où j’ai réellement compris que j’avais le droit (et même le devoir) de prendre du temps pour moi, de penser à moi et à ce qui compte vraiment à mes yeux, j’ai enfin commencé à lâcher prise !

Mais j’ai aussi été aidé dans cette prise de conscience… Lorsque j’annonçais à M. Coccinelle que des amis venaient dîner, que le menu était déjà planifié, les courses effectuées et la maison rangée. Il me demandait pour me désamorcer si je ne pensais pas qu’il serait bien de changer le parquet avant leur arrivée ? Ça me faisait rire et j’ai fini par réaliser qu’il n’était pas nécessaire de faire un tiramisu maison ou le ménage à fond pour recevoir des amis 🙂

Pourtant ce n’est pas simple de changer… Il faut prendre la décision de ne plus écouter cette petite voix agaçante qui nous dit « il faut faire çi… tu devrais faire ça… et en plus il y a la vaisselle qui t’attend… blablabla ». Le mot d’ordre : Plaisir !

Maintenant quand je suis hors-service, je dégaine la soupe/salade- pain-fromage et personne ne s’en plaint ! Du coup j’apprécie même de ne RIEN faire, ce qui était impensable il y a encore quelques années. Bon niveau ponctualité ce n’est toujours pas ça, mais pour le coup je crois que c’est génétique :).

Slow life ou comment ralentir le rythme

Il existe plusieurs mouvements qui prônent la simplicité, le lâcher-prise, le ralentissement de notre rythme de vie. Le minimalisme, le zéro déchet, le DIY (fait maison) vont dans le sens de ces mouvements slow qui nous incitent à vivre l’instant présent tout en réduisant notre empreinte écologique. L’objectif du minimalisme par exemple est de se débarrasser du superflu dans tous les domaines de sa vie pour ne conserver que l’essentiel (le nôtre). On se simplifie la vie et on se concentre sur ce qui compte vraiment ! Sans faux semblants.

Il ne s’agit donc pas uniquement de posséder moins de biens matériels, mais également d’avoir moins d’activités, moins de rendez-vous… ou plutôt d’avoir plus de temps pour faire ce qui nous plaît et plus de temps pour les gens qu’on apprécient vraiment.

Il faut donc commencer par réfléchir à ce qui nous rend heureux, à ce qui nous fait vibrer. A ces choses que l’on ne fait pas par « manque de temps » et qu’on rêverait de glisser dans notre planning. On définit ce qui doit avoir une place particulière dans notre emploi du temps au milieu des obligations quotidiennes. Ensuite, on allège cet agenda du superflu pour prendre le temps d’apprécier ces activités qui nous plaisent vraiment et pour profiter de l’instant. En bref, on ralentit ! On ne fait qu’une chose à la fois et on retrouve le goût de la simplicité !

Prenons le temps de vivre

Tu ne vois pas comment alléger ton agenda ? Alors réfléchis bien.
N’y a-t-il pas des gens que tu vois par obligation ? Ces personnes que tu invites à dîner par politesse, convention ou historique. Alors que le feeling n’a jamais existé entre vous ou qu’il a disparu. Ces activités que tu te forces à faire pour faire plaisir, par exemple à ta meilleure amie qui t’a proposé de faire du tennis alors que tu as toujours rêvé de faire de la salsa. Et ces repas de famille auxquels tu te sens contrainte d’aller pour ne finalement rien partager.

Et puis, il faudrait aussi qu’on arrête de se noyer sous les obligations et de se persuader que le temps est extensible.  Non, il est inutile de prévoir de faire ses courses, boire un café avec sa tante, passer à la pharmacie et à la ludothèque puis s’arrêter jouer au parc un moment, tout cela en une après-midi (du vécu, je te dis). STOP ! On fait simplement ses courses au marché en prenant son temps, en flânant dans les étals. C’est bien suffisant !

Tu as compris le principe ? Alors à toi de jouer, pour voir la vie en zen !

Tour d’horizon des mouvements slow

Slow food : Manger local et de saison. Prendre le temps de se remettre aux fourneaux. Faire ses courses chez les producteurs de sa région.

Et si pour remplacer une soirée pizza surgelée/ télé, on s’arrêtait chez l’épicier pour acheter du pain, fromage et charcuterie de la région ?

Slow éducation : Ne pas charger ses enfants d’activités et de cours. Leur apprendre à vivre à leur rythme et à aimer la nature. Les laisser s’ennuyer de temps en temps, il parait que c’est bon pour la créativité !

Et si pour que les mômes lâchent les écrans, on leur proposait des chasses aux trésors en forêt ? Et qu’on apprenait aux plus petits à prendre le temps de s’amuser à deviner la forme des nuages ?

Slow travel : Se mêler à la population locale. Voyager hors des sentiers touristiques. Minimiser l’impact de son voyage sur l’environnement. Prendre son temps !

Et si pour remplacer des vacances en club all inclusive, on traversait un pays (une région) à pied ou à vélo ? En s’arrêtant dormir dans des gîtes, des campings ou chez l’habitant…

Slow wear : Stopper les achats compulsifs. Miser sur la qualité et non la quantité. Adopter la mode éthique et biologique.

Et aussi : Slow cosmétique, slow sexe, slow consommation …

 

15 ... Merci !

Et encore ...

4 commentaires

  1. Très bel article!
    Je crois que j’ai commencé avec la slow food sans m’en rendre compte et puis on a changé de vie et le slow travel ainsi que la slow life se sont imposés à nous. Maintenant, j’aurais du mal à revenir à un rythme plus soutenu. (Et puis, je n’en ai clairement pas envie! Ahah!)

    1. Merciii Julie !
      C’est sûr qu’on y prend très rapidement goût à la simplicité, à la lenteur, au dolce farniente… ça nous permet de remettre la vie au centre et de retrouver du sens !

  2. C’est marrant comme les mots écrits par une autre peuvent aussi bien représenter ce que je suis, ce que je vis et ce que je ressens.
    Merci pour cet article qui fait du bien et aide à relativiser.
    Vive la slow life (ou tu du moins le fait de se lancer et d’essayer) !

    1. Merci beaucoup pour ce commentaire Nadège.
      Ça me fait plaisir d’avoir su mettre des mots qui te parlent et qui peut-être parleront à d’autres.
      Finalement, « on est tous pareils » comme dit la comptine.
      L’été étant propice à la dolce vita, c’est décidé on fonce vers la slowlife… ou plutôt on ralentit 🙂

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